Interviews
Sylvain Potard - Rashtag

Interview Sylvain Potard « Tout ce buzz pour une photo, c’est surprenant »


#SylvainPotard #DieuxDuStade #MixedMartialArts #Judo #StadeFrançais #CancerDuSein #OneFightingChampionship #JeuxOlympiques #FernandLopez #CrossFightFrance

Bonjour Sylvain, merci de répondre aux questions de Rashtag. Tu fais le buzz depuis plusieurs jours avec ta photo dans le calendrier des « Dieux du Stade », est-ce que tu t’attendais à tout ça ?

Franchement, je ne m’attendais pas à tout ce buzz. J’ai été surpris par l’engouement médiatique qu’il y a eu autour de moi et des photos. C’est un truc qui est parti dans tous les sens sur les réseaux sociaux, à la télévision, à la radio et dans la presse. C’était assez surprenant de voir l’ampleur que ça a pris.

 

Le calendrier réunit 31 sportifs pour un projet dont les bénéfices sont reversés à l’association « Le Cancer du Sein, parlons-en ». Quand on t’a contacté, comment as-tu réagi ?

Le calendrier des « Dieux du Stade » et la cause qui est défendue, c’était une belle expérience à vivre en tant que sportif. Quand on m’a contacté, j’ai tout de suite accepté le projet. En plus, c’est un très beau calendrier avec de jolies photos donc je ne voyais aucune raison de refuser.

 

L’idée de poser nu, ça ne te dérangeait pas  j’imagine. C’est toi qui a eu l’idée de la photo ?

En fait, on m’a demandé si ça me posait problème de poser nu. Pour moi, ce n’était pas un souci. Suite à cela, on a fait un shooting général pour avoir du choix. Le staff s’est réuni et ce sont eux qui ont sélectionné les photos qui paraîtraient dans le calendrier. J’ai donné mon accord pour celles qui ont été retenues dont cette fameuse photo de nu. Je suis quelqu’un de très à l’aise avec la nudité et avec mon corps donc j’ai accepté sa diffusion. Quand tu regardes, c’est avant tout quelque chose d’artistique, il n’y avait rien de vulgaire.

 

« On m’a envoyé des messages bizarres sur Facebook »

L’impact que la photo a pris sur les réseaux sociaux et le fait que, pour certaines et certains, tu sois devenu l’objet d’un fantasme, ça t’inspire quoi ?

Je ne vais pas te mentir, en quelques jours, mon compte Facebook a explosé en terme de followers, de likes et de commentaires ! (Rires) Ça reste sympathique dans l’ensemble. En plus, je suis plutôt quelqu’un qui a les pieds sur terre, je mène ma vie de la même manière qu’avant, ça n’a rien changé si ce n’est le fait que les médias s’intéressent davantage à moi.

 

Tu as dû avoir des messages insolites sur les réseaux sociaux aussi non ? 

Il y vraiment eu de tout : des messages super sympas et gentils et puis d’autres assez bizarres ! Par exemple  des femmes ou des hommes qui m’envoient des photos un peu sexuelles voire trash… Dans ce cas-là, je supprime et je bloque ! (Rires)

 

On retrouve dans le calendrier des « Dieux du Stade » des représentants du rugby mais également du basket, du judo et du football. C’est une bonne chose pour ta discipline le M.M.A. d’être davantage médiatisé aussi.

C’est vrai que le M.M.A. n’est pas une discipline connue, on pense davantage aux assurances qu’au sport ! (Rires) Le calendrier des « Dieux du Stade » a été justement une bonne opportunité de montrer que c’est une discipline à part entière même si elle reste méconnue encore.

 

Tu peux nous expliquer en quoi ce sport consiste pour ceux qui ne connaissent pas ?

Ça vient du terme « Mixed Martial Arts », c’est un mélange de différents sports de combat aussi bien de la box française, de la box thaï, du judo, de la lutte. La pratique est très simple : deux combattants se retrouvent dans un ring ou dans une cage et c’est parti. Comme les autres sports de combat, il y a des soumissions, des K.O. ainsi que des frappes au sol.

 

 « Un gain de championnat, c’est environ quatre zéro »

Tu pratiques la discipline depuis 4 ans sachant que tu étais d’abord dans le judo, qu’est-ce qui t’a donné envie de te lancer ?

J’ai toujours été compétiteur, j’ai commencé les sports de combat vers l’âge de 16 ans. A 28 ans, après les Jeux Olympiques de Pékin, je n’avais plus la même motivation à poursuivre dans le judo. Sachant que j’avais déjà vu des combats de M.M.A. et que ça me plaisait bien, je me suis lancé dans cette activité. Quand on passe du judo au M.M.A., on change d’état d’esprit et d’approche déjà parce que tout se joue en une compétition et en une soirée pour le M.M.A. alors que pour le judo, on va avoir une journée avec plusieurs combats. La concentration n’est pas la même. Et puis, ce que j’aime dans le M.M.A. c’est aussi que les spectateurs sont à fond, il y a un côté show à l’américaine et accessible à tous.

 

Aujourd’hui, tu es en contrat avec « One Fighting Championship », qu’est-ce que ça veut dire concrètement ?

« One Fighting Championship » est la première organisation asiatique de M.M.A. mais aussi la troisième organisation mondiale. C’est une structure privée tenue par un milliardaire chinois qui organise des combats qui se passent le plus souvent en Malaisie et aux Philippines.

 

Si c’est un milliardaire qui tient le championnat, ça veut dire que vous gagnez beaucoup d’argent ?

Oh non, pas du tout ! (Rires) Ce ne sont pas les mêmes sommes que pour des sports comme le football par exemple. Quelqu’un qui fait une victoire repart avec une somme avec quatre zéros. On n’est pas dans des sommes astronomiques comme pour d’autres sports plus médiatisés.

 

En France, on compte 700 associations sportives enregistrées sous l’appellation M.M.A. Pourtant la pratique est interdite non ? 

Si tu veux, on a le droit de s’entraîner mais on ne peut pas organiser de combats. Du coup, ce qu’il se passe c’est que l’on fait ce qu’on appelle du « pancrace ». A vrai dire, c’est la même chose que le M.M.A. mais sans les frappes au sol. Ces championnats sont autorisés et se retrouvent sous la tutelle de la box thaï. Les choses sont entrain d’évoluer puisque récemment mon entraineur, Fernand Lopez dans le 12e arrondissement de Paris, je fais un peu de pub au passage (Rires), a organisé un show de M.M.A. au Cirque d’Hiver et ça a très bien marché. Il y avait 1 500 personnes. Pour le moment, on dit que c’est interdit mais on se base sur une ancienne loi européenne. Je veux dire par là qu’il n’y a pas de loi en France qui interdise clairement ce sport de combat.

 

« Suite à ce buzz, on m’a proposé tout et n’importe quoi »

Avec toute la médiatisation que tu as vécue, quelle émission as-tu le plus apprécié ?

J’ai beaucoup aimé faire l’émission matinale d’Ado FM. L’équipe était super sympa, on a beaucoup rigolé.

 

Et des émissions que tu as moins aimées ?

Peut-être sur Europe 1, Jean-Marc Morandini. Je ne me suis pas senti à l’aise, on m’a posé trois questions rapides, ce n’était pas génial.

 

Et ça t’a donné envie de travailler dans les médias ?

Mon objectif personnel serait d’ouvrir ma propre salle de M.M.A. plus tard. En ce qui concerne les médias, je ne suis pas fermé à l’idée même si ce n’est pas un domaine que je connais. Si on me propose de prendre part à un projet sympa, je ne suis pas contre. Prochainement, je vais participer à l’émission « Ze Fiesta » de Patrick Sébastien qui sera tournée fin octobre à l’Olympia. J’ai également eu pas mal de propositions de marques de prêt-à-porter, il y a des choses qui pourraient me tenter.

 

Tu as eu des propositions qui t’ont supris ?

Il y a eu un tweet de Marc Dorcel pour que je fasse un film X mais ça ne m’intéresse pas du tout. Après, il y a un peu de tout. A partir du moment où tu provoques un buzz médiatique tu peux avoir tout et n’importe quoi comme proposition.

 

On va passer à l’Interview Hashtag. 

 

Sylvain Potard MMA - Rashtag

L’Interview Hashtag de Sylvain Potard

R# La campagne de soutien aux JO en France : tu retweetes ?

SP# Oui, je retweete bien sûr, je soutiens la France.

 

R# « La France a un Incroyable Talent » est de retour depuis hier sur M6 : tu aimes ou tu n’aimes pas ?

SP# Pas trop non, j’aimais bien au début mais au fil des années, je trouve qu’il y a de plus en plus de professionnels et de moins en moins d’amateurs… C’est dommage.

 

R# « La France va gagner le prochain Euro de Football » : tu posterais ce statut sur Facebook ?

SP# Non je ne posterais pas ça. J’espère qu’ils vont aller le plus loin possible mais gagner, ça me paraît trop ambitieux.

 

R# Entre « On est pas couché » et « Salut les terriens », quelle émission tu likes le plus ?

SP# Plutôt « Salut les terriens », j’aime bien Thierry Ardisson, il sait piquer ses invités comme il faut et c’est un sacré personnage je trouve.

 

R# Qui recommanderais-tu sur les réseaux sociaux ?

SP# Benjamin Darbelet, Vice-champion olympique de Judo, c’est un ami d’enfance et un grand sportif. J’aurais aimé qu’il ait la reconnaissance qu’il méritait de la part du monde du judo.

 

R# Le hashtag de fin ?

SP# Je dirais #Rashtag, c’est pas mal non ?

 

R# Merci, c’est sympa. Je crois que c’est la première fois qu’on dit #Rashtag en plus ! C’est la fin de l’interview, à bientôt Sylvain.

SP# Cool, merci Rashtag et n’oublies qu’il faut venir tester le M.M.A. ! On t’attend.

 

R# (Rires) Je vais réfléchir à l’idée. Merci pour l’invitation.

 

Calendrier Dieux du Stade - Rashtag

Le calendrier des « Dieux du Stade » édition 2016 est disponible dans tous les points de vente habituels ainsi que sur le site www.dieuxdustade.com. 31 sportifs ont été photographiés par Fred Goudon en soutien à l’association « Le Cancer du Sein, parlons-en ». Sylvain Potard s’entraîne au sein de la Factory « CrossFight France » située 91 boulevard Poniatowski, 75012 Paris.

 

Sylvain Potard & Rachid Jelti

Sylvain Potard & Rachid Jelti

 

Pour suivre Sylvain Potard sur les réseaux sociaux, rendez-vous sur son compte officiel :

Icone-Facebook_Rashtag   Sylvain Potard

 

- Interview réalisée au Paris Marriott Opera Ambassador, 16 boulevard Haussmann 75009 Paris -
Partagez cette histoire
  • Sylvain Potard - Rashtag

    Interview Sylvain Potard « Tout ce buzz pour une photo, c’est surprenant »

    #SylvainPotard #DieuxDuStade #MixedMartialArts #Judo #StadeFrançais #CancerDuSein #OneFightingChampionship #JeuxOlympiques #FernandLopez #CrossFightFrance Bonjour Sylvain, merci de répondre aux questions de Rashtag. Tu fais ...
Chargez plus des Articles connexes
Voir plus d’articles Interviews

Laisser une réponse

Votre email ne sera pas publié.Les champs obligatoires sont marqués *

A découvrir aussi

Aïda Touihri « Je prépare un recueil des blagues de Roselyne Bachelot »

#AïdaTouihri #LeGrand8 #LaurenceFerrari #RoselyneBachelot #HapsatouSy #ElisabethBost #CitéGagnant #LCP ...