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Interview Sabrina Ouazani : « Le film « Qu’Allah bénisse la France » est d’utilité publique »

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 Tu as fait tes premiers pas au cinéma dans le film « L’Esquive » d’Abdellatif Kechiche en 2005. A l’époque tu rêvais de devenir actrice ?

Non. Je n’avais jamais pensé devenir actrice puisque je me disais que, venant de La Courneuve en banlieue parisienne et n’ayant pas de contact ou de famille dans le cinéma, c’était quelquequechose d’inatteignable, d’irréalisable,… D’ailleurs c’est pire que cela : je ne me permettais tout simplement pas de le rêver ! Devenir actrice c’était un truc comme devenir princesse. (Rires…) Mon projet c’était d’être journaliste ou professeur de sport.

C’est un hasard si mon destin a changé ce jour où ma mère en allant au parc de La Courneuve avec ma petite sœur un été a vu une affiche « Recherche jeunes de 14 à 18 ans de toutes origines, pour le prochain long métrage d’Abdellatif Kechiche ». Bon, j’avais 13 ans à l’époque mais ma mère a dû se dire « A 1 an près ça va, ça passe ! » (Rires). Quand je me suis rendue au casting avec mon grand frère, qui avait aussi été inscrit par ma mère, c’était un simple jeu pour moi, une activité pour faire passer le temps pendant les vacances d’été. J’ai appris plus tard que lors du casting, ce qui a plus c’était le fait que même si j’étais la plus jeune, j’étais celle qui avait pris les choses en main en dirigeant mon frère et une autre jeune fille avec qui nous étions à l’audition.

 

Qu’est-ce que tu as retenu du métier d’actrice grâce à cette première expérience dans le cinéma ?

Déjà j’ai découvert la sensation de jouer ! Dans le cadre d’une scène avec mon frère qui devait faire celui qui m’énerve, j’ai ressenti une sensation dans mon cœur et dans mon corps : le pouvoir  d’interpréter, je m’en souviendrai toujours . Tu sais ce truc qui fait que quand on dit « action », tu peux tout te permettre et jouer quelqu’un d’autre que toi. C’était quelquechose d’extraordinaire.

Comme c’était mon premier rôle, j’ai également appris la rigueur, la discipline, la ponctualité surtout que j’avais 13 ans à l’époque du tournage de « L’Esquive ». Et puis, il y a quelquechose qui m’est resté de cette époque. Abdellatif Kechiche, le réalisateur du film, ne donnait pas les textes à l’avance car il préférait nous faire connaître les scènes à jouer le matin même pour que l’on ressente vraiment l’intensité, que cela sorte de manière brute et sincère. C’est quelquechose que j’ai gardé depuis. Bien sûr, je lis toujours les scénario avant les tournages. En revanche, je lis mes textes le jour même, ce qui m’a formée à apprendre mon texte rapidement et efficacement.

 

 « Quand j’ai été nommée pour Le César du Meilleur Espoir Féminin, je ne comprenais pas trop ce qu’il se passait. »

Le film « L’Esquive » a été encensé aux César : meilleur film, meilleur réalisateur, meilleure scénario… Tu as été nommée dans la catégorie « meilleur espoir féminin ». Sur les images de la soirée, on te voit crier de joie quand  Sarah Forestier, nommée également dans la même catégorie que toi et pour le même film, remporte ce prix…

Mais parce que si tu savais à quel point j’étais trop contente ! Vraiment et sincèrement, j’étais ravie et heureuse pour Sarah. Sans mentir, je ne pensais pas que je pouvais remporter ce prix même si les gens autour de moi me disaient que j’avais des chances de gagner. Quand on m’a annoncé que j étais prénommée, je me suis juste dit « Ok, c’est cool ». Je ne comprenais même pas ce qu’il se passait. Un jour, l’assistante d’Abdellatif Kechiche m’appelle pour me dire que je suis nommée et que je fais partie des cinq espoirs retenus pour la cérémonie, je me suis dit encore une fois « Oui, ok c’est cool » mais rien de plus (Rires). Je ne savais pas ce que cela représentait ! C’est seulement quand je me rendais compte que je faisais beaucoup d’interviews, quand on m’a dit que j’allais être habillée par Dior, que j’ai commencé à réaliser.

 

Tu as tourné deux fois avec Abdellatif Kechiche dont le film « La Vie d’Adèle » a été entaché par les propos notamment de Léa Seydoux qui a jugé le « tournage horrible »… De nombreuses polémiques ont suivi ces déclarations entre le réalisateur et l’actrice. Tourner avec lui c’était horrible ?

Je ne peux pas parler à leur place mais moi ça n’a pas du tout était horrible. Loin de là même ! Le tournage de ce film m’a laissé un souvenir génial : la complicité avec Abdellatif et avec les autres membres de l’équipe surtout que je découvrais ce métier. J’ai une reconnaissance inconditionnelle et immense pour Abdellatif : il m’a mis le pied à l’étrier, il m’a tendu la main, il m’a fait confiance. Je l’aime cet Abdel ! Même si parfois il est autoritaire, même si souvent il est très exigeant, je l’aimerai toujours. En revanche, je précise que je parle en mon nom, je ne suis pas à leur place, je ne peux pas juger les conditions de leur tournage. Concernant ces propos qui on fait polémique ensuite, en ce qui me concerne je pars du principe que soit tu l’ouvres dès le début, soit tu te tais…

 

Depuis tes débuts, tu tournes 1 à 3 films par an. On retrouve une palette très diversifiée de registres allant du drame à la comédie en passant par des sujets sociaux ou historiques… Sur quels critères te bases-tu pour faire tes choix ? Dans quel genre de film prends-tu le plus de plaisir ?

J’ai toujours fonctionné au coup de cœur. Ce qui est primordial c’est la rencontre avec le réalisateur : je ne pourrai pas travailler avec quelqu’un que je n’aime pas et avec lequel il n’y a pas eu une belle rencontre et un scénario qui me plait. En dehors de cela, je prends du plaisir tant que l’on m’étonne, j’aime la nouveauté, j’aime interpréter de nouveaux personnages et explorer des histoires et des genres différents, c’est pour cela que dans mon parcours il y a une filmographie aussi hétérogène. Après « L’Esquive » par exemple, on m’a proposé de nombreux rôles quasiment similaires à celui de Frida. Mais c’est justement ce que je ne veux pas faire : si je jouais tout le temps la même chose, cela m’ennuierait…

 

« Le film « Inch’Allah » a vraiment changé ma vie ! »

Est-ce qu’il y a des tournages de film particuliers dont tu es sortie changée dans ta personnalité ou dans ta manière d’aborder la vie ?

Oui bien sûr : celui qui a bien changé ma vie c est « Inch’Allah ». Il s’agit d’un film franco-québécois réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette qui traite entre autres du conflit israélo-palestinien. J’ai tourné presque quatre mois en Jordanie dans des camps de réfugiés palestiniens avec des palestiniens sachant que je jouais en plus une palestinienne… Le rôle exigeait donc que je me documente et que je me renseigne sur le sujet. Sur place, j’ai rencontré beaucoup de monde également. La situation que les gens vivaient m’a beaucoup bouleversée… Pour les besoins du film, on a reconstruit le mur de séparation, me dire que ce mur existe vraiment et qu’il est là pour séparer des peuples, des êtres humains, cela a été très violent pour moi. Ce rôle a été d’une très grande intensité émotionnellement mais également dans mon travail de comédienne. C’était très fort.

 

Tu es à l’affiche du film « Qu’Allah bénisse la France » d’Abd Al Malik qui sort aujourd’hui. Tu peux nous raconter l’histoire ? 

« Qu’Allah bénisse la France » est son premier film, c’est une adaptation de son livre. On suit l’itinéraire de Régis, un jeune français d’origine congolaise, qui deviendra plus tard Abd Al Malik. Le spectateur suit son parcours, sa jeunesse dans sa banlieue du Neuhof à coté de Strasbourg. On va découvrir son dilemme entre la rue, la délinquance, la littérature, le rap. La film porte également sur son tournant spirituel lorsqu’il rencontre l’islam mais pas seulement. Abd Al Malik revient aussi sur sa rencontre avec Nawel qui deviendra par la suite sa femme.

 

 « Pour moi « Qu’Allah bénisse la France » est un film d’utilité publique car il parle de tolérance, de vivre ensemble et d’amour »

C’est un film sociétal avec des thèmes très forts. Quand tu as reçu le scénario quelle première impression as-tu eu ?

Je me suis dit que je voulais absolument faire partie de ce film : même tenir la perche ou passer le balais s’il le faut (Rires). Ce film est trop important car il me touche personnellement, je me reconnais dans beaucoup de choses. Etant française, d’origine algérienne, musulmane, artiste et banlieusarde : comme le film aborde tous ces sujets, cela me parle énormément ! Pour moi, c’est un film d’utilité publique indispensable, un film qu’il était important de faire et qu’il est important de voir. Il soulève une réflexion dans une société qui malheureusement fait des amalgames à la fois sur l’islam mais aussi sur la banlieue. C’est un véritable message sur la tolérance, le vivre ensemble et l’amour. Aujourd’hui, on fait des généralités sur des minorités de musulmans qui font beaucoup trop de bruit en commettant des horreurs alors que ce n’est pas ça l’islam : il est donc important de rétablir la vérité. Et puis le fait que ce soit quelqu’un comme Abd Al Malik, cet homme respecté, qui apporte son vécu et sa vision pour déconstruire tous les clichés sur la banlieue, sur la religion, sur le rap, cela rend le film encore plus authentique !

 

On aborde dans ce film le destin difficile de jeunes de banlieue qui ont beaucoup de difficultés à trouver leur place dans la société. Ton personnage de Nawel évoque d’ailleurs ce sujet en expliquant « On ne doit pas se sentir étranger dans notre pays et notre pays c’est la France ». Que faut-il dire aux jeunes de banlieue qui pourraient se sentir exclus ?

D’abord il faut parler aussi à ceux qui les entourent. Ce qui détermine ce que l’on est c’est le regard des autres. Ce qui est important c’est donc que l’autre ne nous exclut pas, ne nous rejette pas. Moi, cette phrase est importante pour moi. Dans ma vie d’actrice, il y a des rôles que je n’ai pas eus car on disait à mon agent que l’on préférait « une jeune française ». Donc ceux qui nous entourent doivent nous voir comme des français à part entière avant de nous voir comme des maghrébins ou des banlieusards.

Et puis la deuxième chose très importante, et on l’aborde bien dans le film, est qu’il faut se sentir français. Si l’on ne revendique pas notre appartenance à ce beau pays, on a encore moins de chances que les autres le fassent. Ce film est vraiment porteur d’espoir et j’espère sincèrement que les jeunes, quelque soient leur milieu social ou le lieu où ils vivent et qui l’auront vu, auront envie de s’épanouir personnellement et professionnellement. Il faut avoir de l’espoir, toujours de l’espoir et ne pas oublier d’être ambitieux !

 

 « Abd Al Malik a voulu avant tout faire une déclaration d’amour à la France ! »

Il y a eu quelques critiques d’internautes sur le nom du film, que peux-tu leur répondre ?

Lors de la sortie du livre « Qu’Allah bénisse la France » d’Abd Al Malik il y a 10 ans, il n’y a pas eu ce type de réactions. Ceci montre à quel point la société a changé depuis et c’est ce qui explique probablement que certains puissent être heurtés par le titre. Il aurait pu l’appeler « Que Dieu bénisse la France » aussi car c’est avant tout une manière de demander une bénédiction de dieu sur ce pays qu’il aime. Ce film est une déclaration d’amour à la France, ce pays qui nous permet de vivre tous ensemble que l’on soit juif, musulman, chrétien, bouddhiste, athée, peu importe. La France est un pays qui se suffit à lui-même et la république fait que l’on puisse vivre tous ensemble. Il ne faut surtout pas oublier qu’il y a de nombreux pays dans le monde dans lesquels ceci n’est malheureusement pas possible.

 

Tu interprètes le rôle de Nawel, plus connue publiquement comme Wallen, la femme d’Abd Al Malik. Il paraît même que c’est elle qui a recommandé ton nom à Abd Al Malik pour interpréter son personnage…

Effectivement quand Abd Al Malik a commencé à écrire le scénario, Nawel lui a dit « C’est Sabrina Ouazani ou personne… » (Rires). J’en suis émue encore aujourd’hui tu sais. Au delà de l’artiste que j’ai toujours admirée, humainement c’est une personne merveilleuse que j’aime beaucoup. Avant de faire son choix, Abd Al Malik s’est renseigné sur moi quand même, l’aval de sa femme n’était pas le seul critère même si c’était important. Il a apprécié mon travail et a souhaité que je fasse partie de cette belle aventure. En revanche, cela m’a mis une double pression car quand tu arrives sur le plateau en te disant « Ok, je joue le rôle de Nawel, choisi par Nawel et dirigée par son mari » et bien tu as intérêt à assurer ! (Rires…)

 

« J’ai été flattée et heureuse de jouer dans le film « L’Oranais » de Lyes Salem »

« L’Oranais » de Lyes Salem, un autre film dans lequel tu es à l’affiche est sorti le 19 novembre. C’est l’histoire de l’indépendance de l’Algérie à travers des légionnaires et des militaires qui font leur retour à la vie normale…

C’était un film très important pour moi car je suis d’origine algérienne mais je n’ai pas eu l’occasion d’y aller étant petite. Je voulais absolument ressentir ce qu’ils avaient vécu, les rues où ils avaient marché et connaitre leur histoire donc je me suis plongée dans les livres et j’ai même fait une licence d’histoire sur la colonisation et la décolonisation de l’Algérie. C’est donc un sujet qui me parle énormément. Quand Lyes Salem m’a contacté pour ce film que l’on a tourné à Oran, j’étais flattée et heureuse. C’est un excellent réalisateur qui en plus joue dans le film et il a fait de cette histoire une pure merveille.

 

« Une réussite » selon l’Express, « Un film salutaire » selon Libération, « Intellectuellement honnête et fort instructif » selon 20 Minutes. Quel accueil a reçu le film en Algérie lors de l’avant-première à laquelle tu étais d’ailleurs présente ?

Pour moi c’était dingue ! Voir mon nom sur grand écran en Algérie c’était fou. J’étais super émue, contente, excitée et en larmes : tout ça à la fois. Je suis restée durant toute la projection pour assister aux réactions du public, j’avais envie de ressentir les choses avec eux. C’était un moment d’une rare intensité. Je me souviendrai pour toujours de ces moments-là : à la fois le tournage avec l’équipe et la rencontre avec le public à Oran.

 

Technikart a publié récemment un portrait de toi dans la catégorie « La fille qu’on aime ». Il posait même la question « Sabrina Ouazani était-elle devenue une femme, une vraie ? »… Ta réponse ?

J’ai envie de dire que OUI je suis une femme, je l’ai toujours été même (Rires…) Effectivement, cette année dans mes rôles et dans mes choix j’ai pris le parti de choisir des rôles plus âgés ou moins jeunes on va dire. (Rires). Je joue davantage des femmes que des jeunes filles comme à mes débuts mais c’est normal, je grandis, je passe un cap et il y a des rôles que je ne peux plus jouer. Même si je suis toujours le bébé de ma mère, c’est vrai que je deviens une femme et j’apprends chaque jour.

 

 « Je tourne actuellement avec Jean Reno, tu imagines ?! Je suis vraiment trop contente ! »

On a eu le plaisir de te découvrir dans la pièce « Amour sur place ou à emporter » d’Amel Chahbi et Noom Diawara qui a été un grand succès. La scène c’est un exercice différent du cinéma, tu as pris autant de plaisir ?

Quelle super pièce on a eu la chance de jouer avec Oumar Diaw ! C’était tellement génial. C’est comme mon frère, on a pris beaucoup de plaisir sur scène avec lui et avec le public. L’interaction et l’énergie avec les spectateurs qui viennent nous voir pour rire, oublier leurs soucis, passer un bon moment. A la différence du cinéma, le théâtre c’est instantané, on a les réactions du public tout de suite. J’aimerai beaucoup travailler sur de nouveaux projets avec Oumar, on y réfléchit en ce moment. En attendant, on se retrouve déjà tous les deux puisque l’on tourne ensemble dans le film « Antigang » de Benjamin Rocher avec Jean Reno. Jouer avec Jean Reno tu imagines ?! J’étais vraiment trop contente de le rencontrer et de travailler avec lui !

 

On voit régulièrement des photos de toi sur les réseaux sociaux entrain de courir ou de t’entrainer au tissu notamment. Que prépares-tu ?

Ma vie ce sont des challenges, il n’y a rien qui ne me fait peur ! J’adore ça, j’aime me lancer des défis et apprendre. Pour le Gala de l’Union des Artistes il y a quelques temps, j’ai eu la chance de faire une performance au tissu, une discipline que je n’avais jamais pratiquée et depuis je ne me suis plus arrêtée. Etant égérie pour Nike, la marque a vu cette performance qui avait été diffusée sur France 2. Ils m’ont proposé un défi « Just Do It » sur lequel je travaille depuis presque un an et vous découvrirez bientôt les images de mon double salto !

 

On a hâte ! On publiera cela sur Rashtag. Sabrina, cela fait 12 ans que tu tournes au cinéma avec des choix toujours très audacieux et des rôles que l’on te sent vivre pleinement… Que peut-on te souhaiter pour la suite ?

De continuer à faire ce métier que j’aime et d’être toujours aussi bien entourée. Ah oui et puis la santé s’il vous plait pour moi et ma famille. Oui, je passe commande sur Rashtag (Rires…) La santé !

 

Avant de terminer, nous allons passer à l’Interview Hashtag !

 

 

L’Interview Hashtag de Sabrina Ouazani

 

 Christophe Willem qui vient de sortir son nouvel album : tu retweetes ou pas ?

 Je retweete oui, j’aime bien ce que fait Christophe Willem !

 

 La tournée promo de Valérie Trierweiler en Angleterre pour la promotion de son livre : tu partages ou pas ?

Non, je ne partage pas. Je suis d’une nature assez pudique, je ne m’étale pas sur ma vie privée. Sa vie intéresse peut-être beaucoup de monde mais pas moi.

 

 Monica Bellucci dans le prochain James Bond : tu commentes en disant quoi ?

 Je dis « Ca tue ! », c’est l’une des plus belles femmes au monde. Elle sera sublime en James Bond Girl.

 

 Le CNC qui demande que le salaire des acteurs soit encadré : tu likes ou pas ?

 Je ne like pas. Je considère que ce n’est pas au CNC de faire cela mais plutôt aux productions de gérer ces questions. C’est en même temps complexe car ce sont aussi ces acteurs connus et bien payés qui font venir le public et qui permettent d’avoir des budgets. Donc même si parfois certains cachets sont effectivement exagérés, je ne like pas l’idée que ce soit le CNC qui doive encadrer cela.

 

 La dernière personne marquante avec qui ça a matché ?

 Léa Castel sans hésiter ! Je l’ai rencontrée pour l’enregistrement du titre « Unissons Nos Voix » qui lutte contres les violences faites aux femmes. C’est l’une des plus belles rencontres de ma vie, je l’appelle « ma Jums » parce que c’est comme ma jumelle, on n’a pas besoin de se parler pour se comprendre, on est pareil. On s’est vraiment trouvé à tel point que je ne sais pas comment on a pu vivre pendant aussi longtemps l’une sans l’autre.

 

 Tu as le choix entre un Live-Tweet avec Barack Obama ou Francois Hollande : tu choisis qui ?

 Excusez-moi François mais ce sera Barack Obama ! (Rires). Il a trop la classe et peut-être qu’il pourra me présenter Beyoncé.

 

 Entre le spectacle d’Issa Doumbia et celui de Florent Peyre : lequel mets-tu en favori ?

 Oh non tu es dur là ! J’aime trop les deux mais bon… allez je vais dire Issa Doumbia parce que j’ai vu son spectacle et qu’il est à mourir de rire. Florent Peyre est également un mec que j’apprécie énormement mais je n’ai pas encore vu son spectacle.

 

 Le groupe « Pour que le PSG soit champion de France » sur Facebook : tu le rejoins ou pas ?

 Rashtag, on n’a pas besoin d’un groupe pour être champion ! Attends, on est champion ici c’est Paris ! (Rires)

 

 Carlton de la série « Le Prince de Bel Air » qui vient de remporter « Danse avec les Stars » aux Etats-Unis : tu le pokes ou pas ?

 Je le poke oui ! C’est bizarre qu’il se retrouve dans « Danse avec les Stars » mais je like, je kiffe.

 

 L’animateur Laurent Ruquier : tu l’ajoutes en ami ?

 Oui bien sûr. C’est un grand professionnel, j’apprécie beaucoup son travail. Il est tellement bon dans ce qu’il fait. J’ai déjà été interviewée par lui donc je l’ajoute en ami avec plaisir.

 

 S’il y avait une personne que tu pouvais recommander en Follow Friday ?

 Léa Castel évidemment. Elle publie toujours de belles citations, de superbes reprises et son album ne va pas tarder à arriver donc il faut absolument la suivre !

 

 Si tu pouvais choisir un mot ou une phrase pour la place en Top Tendance : ce serait quoi ?

 Ce serait #quallahbenisselafranceaucinema

 Merci Sabrina c’est la fin de l’interview ! On a déjà eu la chance de voir le film « Qu’Allah bénisse la France » grâce à ton invitation mais on y retournera une deuxième fois avec joie. 

 Merci à toi c’était un plaisir. Vraiment ! Merci beaucoup Rashtag.

 

 

« Qu’Allah bénisse la France » réalisé par Abd Al Malik avec Sabrina Ouazani et Marc Zinga

Sortie Mercredi 10 décembre 2014



        
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