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Merwan Rim Portrait - Rashtag

Interview Merwan Rim « Je vis une sorte de renaissance »


 

#MerwanRim #HurryUp #TraverserLaNuit #ToxicAvenger #Daxman #Vous #Léchappée #LeRoiSoleil #Mozart #IceShow #Public

Bonjour Merwan, merci de répondre à nos questions. Tu es de retour avec un nouveau single « Hurry up », qui signifie en anglais « Dépêches-toi ».  A qui est adressé ce message ? 

Tu sais, je ne suis pas du genre à donner des explications à mes chansons en général. Je préfère laisser les auditeurs interpréter les messages. En plus, les rares fois où j’ai découvert la signification de certaines chansons, j’ai été déçu parce que moi je m’étais imaginé autrechose pendant des années… En ce qui concerne cette chanson, quand je dis « Hurry up », l’image que j’ai moi, c’est celle d’une main qui t’est tendue pour te dire « Là, il faut y aller, tu te dépêches, on y va ». En quelque sorte, c’est comme si la vie me prenait par la main et me disait : « Viens, suis moi… ». C’est du moins l’état d’esprit général de ce titre. Après je laisse chacun y mettre sa propre histoire.

 

Pour cette chanson, tu évoques un virage musical. Qu’est-ce qui a changé pour toi entre ce nouveau titre et les précédents ? 

Entre mon premier album « L’échappée » sorti en 2012 et le prochain qui arrive, il s’est passé 3 bonnes années. Pendant tout ce temps, j’ai d’abord assuré une tournée avec mes précédents titres qui m’a permis d’aller à la rencontre du public. J’en garde de très bons souvenirs. Puis, il y a eu une rencontre qui a changé pas mal de choses, celle de Simon Delacroix, dit « The Toxic Avenger ». Il cherchait un chanteur pour son projet et m’a proposé d’y participer. Je n’étais pas sûr de me lancer dans l’aventure, à vrai dire, j’avais très peur de ne pas être accepté dans un projet électronique aussi pointu… En réalité, le feeling avec lui est très bien passé dès la première rencontre. Résultat : on a travaillé ensemble pour l’album, on est parti en tournée dans toute l’Europe et aux Etats-Unis. Je me suis retrouvé à faire des scènes avec Woodkid, Kavinsky et de nombreux artistes du monde électro alors que je n’aurais jamais osé me lancer dans ce style musical. J’ai pourtant toujours été attiré par cette musique mais je regardais ce monde de loin, comme si ce n’était pas pour moi.

 

« Mon prochain album, c’est un virage à 360 degrés »

Quel impact cela a eu sur ta musique ? 

Mes titres à venir restent des titres « pop » mais ce sera un album très différent du premier. On n’est pas dans la continuité, ce sera quasiment un virage à 360 degrés dans le sens où il y a des sons électroniques, beaucoup d’instruments et même du saxophone. J’ai fait de la musique comme je n’avais pas l’habitude d’en faire. Tout naturellement, on retrouvera « The Toxic Avenger » mais aussi Oliver Daxman du groupe « Dax Riders ».

 

Tu te poses la question du public qui pourrait ne pas te suivre ? 

Non, je ne me pose pas cette question car je me dis que les gens sont intelligents. S’ils nous suivent c’est parce qu’ils apprécient l’artiste, je pense même qu’ils ont envie qu’on les bouscule et qu’on les surprenne positivement. J’ai beaucoup de respect pour les personnes qui font plusieurs albums dans le même style mais moi j’aime bien explorer de nouveaux horizons. Pour le 3e album, il se peut que je parte vers autre chose, rien n’est exclu. Ce qui me plait dans la musique c’est cette idée de se mettre en danger et de sortir sa zone de confort.

 

« Dans le monde de la musique électro, je me suis d’abord caché »

On te sent épanoui, comme si c’était une renaissance.

C’est exactement le cas, je vis une sorte de renaissance. Au début, je doutais de ma légitimité à faire de la musique électro sachant que j’avais fait des comédies musicales ou chanter avec Céline Dion. Je me mettais des barrières que les artistes avec lesquels je collaborais ne me mettaient pas. Il faut savoir que sur scène, je me cachais : je mettais des lunettes noires, un bonnet et une capuche pour que personne ne me reconnaisse. Dès lors que le concert était terminé, j’enlevais tout et je disais au revoir avec mon identité dévoilée entièrement. Du coup, après les concerts, ça donnait des situations assez drôles où les gens me disaient qu’ils avaient l’impression de me connaitre mais ne savaient pas d’où. Quand je me livrais davantage en racontant mon parcours, on m’acceptait tel que j’étais alors que je m’étais fait des films en pensant être rejeté. Cette parenthèse dans le monde électro a été très bénéfique pour moi.

 

Changer de nom comme l’a fait par exemple Maxim Nucci pour devenir Yodelice, tu y as déjà pensé ? 

Ecoutes pour être honnête, je pourrais le faire, je ne suis absolument pas fermé à cette idée. Pour cet album, ce n’est pas d’actualité mais créer un personnage avec un nouveau nom, pourquoi pas. Ce qui est magique avec la musique, c’est qu’il n y a pas de frontière, pas de barrière, tout est possible.

 

« J’ai broyé du noir et je me suis détruit »

L’album « Traverser la nuit » est prévu pour 2015, pourquoi ce titre ?

J’ai perdu ma mère en 2013 alors que j’avais perdu mon père étant plus jeune. Du jour au lendemain, me dire que j’étais orphelin, ça a été quelquechose de très compliqué. J’ai traversé une période très difficile alors que j’étais en plus en pleine tournée pour mon précédent album. Au fond de moi, j’avais clairement l’impression de broyer du noir et de me détruire… C’est à ce moment-là qu’un ami proche m’a dit « Merwan, tu n’es pas seul, on est nombreux à t’aimer et à être là pour toi. On n’est jamais tout seul dans ces épreuves, on est toujours plus forts ensemble pour traverser la nuit… » Cette phrase-là m’a complètement retourné l’esprit. Ces quelques mots ont changé ma vie et ma perspective, j’ai pris conscience que je n’avais pas le droit de me morfondre. La mort fait partie de la vie et il fallait l’accepter. Cette phrase qui a changé ma manière de voir les choses, j’ai voulu en faire le titre de mon album « Traverser la nuit ».

 

Peux-tu nous en dire plus sur les sujets qui vont être abordés ? 

Sur cet album, je vais parler de ma vie d’homme, de ma vie de père de famille, de mes rapports avec mes proches et avec mes parents. Les sujets évoquent des choses que l’on a pu vivre dans un monde qui est compliqué voire traumatisant en fonction de l’endroit du globe où l’on est né…

 

« On m’avait approché pour ‘Danse avec les Stars’, je crois que je n’avais pas très envie »

En plus de tes projets en solo, on a eu l’occasion de te découvrir dans plusieurs comédies musicales comme « Le Roi Soleil » ou « Mozart L’Opéra Rock ». Tu aurais envie de faire partie à nouveau d’un tel projet ?

Je n’ai pas envie de dire « jamais » mais à l’heure d’aujourd’hui ce n’est pas d’actualité. Après des projets comme ceux auxquels j’ai participés, qu’est-ce que je peux espérer de plus grandiose ? On a joué dans tous les Zénith de France, j’ai fait une vingtaine de fois Bercy mais aussi la Suisse, la Belgique, le Japon, la Corée du Sud, le Canada. On avait l’impression d’être en tournée avec les Rolling Stones. Aujourd’hui, j’en garde d’excellents souvenirs mais je ne sais pas si je peux faire quelquechose de plus grandiose en terme de comédie musicale. Je laisse volontiers la place à ceux qui veulent tester ces nouvelles expériences.

 

Il y a quelques temps, les téléspectateurs ont suivi tes aventures de patineur sur glace dans « Ice Show » sur M6. Qu’est ce qui ta donne envie de participer à cette émission ?

Pour la petite histoire, on m’avait approché pour faire « Danse avec les Stars » mais j’avais vraiment trainé la patte pour le faire, je crois que je n’en avais pas très envie au fond de moi. Ce n’était pas compatible avec ce que je voulais montrer. Surtout que j’aime la danse mais la danse ne m’aime pas (Rires). Au final, ça m’est passé sous le nez et tant mieux puisque la production a fait un meilleur choix avec Emmanuel Moire qui a toujours eu une passion pour la danse. Je suis très heureux qu’il ait participé et gagné cette émission. Quelques mois plus tard on m’a contacté pour « Ice Show ». Cette fois-ci, ça a fait tilt dans ma tête immédiatement parce que j’ai fait du hockey sur glace pendant près de 9 ans et qu’à la mort de mon père j’ai tout arrêté… Je n’avais plus jamais remis de patins au pied depuis. Pour moi, c’était un signe du destin donc je me suis lancé avec plaisir dans ce projet. C’était super difficile, mais j’y ai passé de supers moments.

 

Et ce calendrier pour le magazine Public pour lequel tu as posé ? Tu as envie de faire du mannequinat ?

Alors là pas du tout ! (Rires…) Avec le rapport que j’ai avec mon corps, j’en serais incapable… Quand on me l’a proposé, l’idée m’a plu. Je trouvais ça original de ne pas avoir des mannequins dans ce calendrier mais des personnalités de tous les horizons. En tant que mois de novembre, je peux te dire que ça a été une expérience super sympa.

 

Nous allons passer avant de terminer à l’Interview Hashtag. 

 

L’Interview Hashtag de Merwan Rim

R# « Mistral gagnant » de Renaud, chanson préférée des français selon un récent sondage BVA : quel commentaire cela t’inspire ? 

MR# C’est l’une des plus belles chansons qui existent avec « La quête » et « Avec le temps ».

 

R# La victoire de la Suède à l Eurovision : tu likes ?

MR# Je n’ai pas vraiment suivi mais je trouve ça compliqué de gagner, tout ça me parait très géopolitique comme votes… Pour que la France gagne, à mon avis il va falloir se lever tôt !

 

R# La sortie de nouveau Mad Max au cinéma : tu partages ?

MR# Oui, je l’ai vu, ça déchire !

 

R# « Bienvenue » le nouveau single d’Emmanuel Moire : tu retweetes ?

MR# Oui bien sûr, je retweete. J’aime beaucoup Emmanuel, c’est un ami.

 

R# Entre « La Légende du Roi Arthur » et « Résiste », quelle comédie musicale mets-tu en favorite ?

MR# Evidemment, je vais choisir les copains du Roi Arthur. Il y en a beaucoup avec qui j’ai eu l’occasion de travailler pour d’autres spectacles.

 

R# Valérie Damidot sur NRJ12, tu zappes ou tu cliques ?

MR# Je clique ! J’aime beaucoup Valérie, je suis curieux de voir ce qu’elle va faire.

 

R# Entre Emeli Sandé et Ed Sheeran, avec quel artiste ça matcherait le plus ?

MR# Plutôt Ed Sheeran car musicalement on est plus proche je trouve.

 

R# Quel est ton son du moment ?

MR# Le titre « Magic » de Mystery Skulls.

 

R# La dernière personne que tu as suivie ?

MR# Bacary Sagna que j’ai rencontré récemment.

 

R# Une personne qui t’a suivi récemment ?

MR# Julien Seri, un scénariste et réalisateur.

 

R# Ton hashtag de fin ?

MR# Je dirais #HurryUp tout simplement.

 

R# C’est la fin de l’interview, merci Merwan.

MR# Merci à toi Rashtag.

 

« Hurry Up » le nouveau single de Merwan Rim est disponible sur toutes les plateformes de téléchargement légal. Son prochain album « Traverser La Nuit » est prévu pour fin 2015.

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