Interviews
lilian-renaud-2

Lilian Renaud « L’album a été fait avec beaucoup de cœur »


#LilianRenaud #LeBruitDeLaube #TheVoice 

Bonjour Lilian, merci de répondre aux questions de Rashtag. A 24 heures de la sortie de ton premier album « Le bruit de l’aube » (entretien réalisé jeudi 12 novembre 2015), qu’est-ce que l’on ressent ?

Je suis très content et ravi que cet album voit le jour parce qu’on l’a fait avec beaucoup de cœur. Quelques heures avant la sortie, c’est vrai que j’ai une petite anxiété, j’espère que le public sera au rendez-vous et que le disque lui plaira. « Le bruit de l’aube », ce sont des mois de travail, on a commencé à travailler avec l’équipe en juillet lors de la tournée « The Voice ». Tout ce processus de création a pris près de 6 mois, on tenait à prendre le temps de faire quelque chose qui me corresponde et qui soit cohérent avec ce dont j’avais envie.

Avant d’évoquer les différents titres, j’aimerais que l’on revienne sur « The Voice » : qu’est-ce qui t’a donné envie de participer à cette aventure ?

Au départ, je vais être honnête, je n’étais pas emballé… J’ai quitté ma Franche-Comté pour débuter une formation dans une école de musique à Nancy donc mon objectif était d’apprendre et de me perfectionner dans un domaine que je ne connaissais pas. La passion de la musique était en moi mais je n’avais jamais imaginé participer à un télé-crochet surtout aussi tôt… Bruno Berberes, le directeur de casting de l’émission, est venu dans mon école pour tous nous écouter et a voulu que je fasse les auditions. Au départ, j’ai dit non… Me mettre à nu à la télévision, je ne m’y sentais pas prêt. 2 à 3 mois de réflexion plus tard, j’ai décidé de me lancer. Je dois dire qu’ils ont bien fait car une fois que je suis arrivé aux auditions à l’aveugle, c’était vraiment beaucoup de bonheur et j’en garde un très bon souvenir. Si je devais le refaire, je le referais !

« Pendant ‘The Voice’, je m’interdisais de penser à la victoire »

Tu as remporté la compétition avec 52% des voix et on t’a senti très ému sur le plateau. A ce moment-là, tu pensais à quoi ?

J’ai pensé à plein de choses, c’était un grand mélange de sentiments pour moi. D’un côté, j’étais très heureux de voir ce soutien du public qui m’a fait vraiment chaud au cœur. D’un autre côté, j’avais aussi une appréhension. Au moment de la victoire, tu comprends que tout devient concret : tu signes dans une maison de disque, tu es lancé dans l’aventure du premier album… Au final, j’ai été très bien entouré, j’étais très heureux de pouvoir vivre ce rêve-là. Dans « The Voice », je ne suis jamais monté sur le plateau en me disant que j’allais gagner, je me l’interdisais même car il pouvait se passer tout et n’importe quoi. La production tenait vraiment à nous préserver pour ne pas que l’on sache ce qu’il se passait au sein du public et des votes des téléspectateurs.

Depuis cette victoire, qu’est-ce qui a changé pour toi ?

Mon métier a changé, je suis entré dans le monde de la musique, j’ai la chance de sortir mon premier album et d’avoir une équipe qui travaille avec moi. Passer d’artisan fromager à jeune artiste à Paris, c’est sûr que le quotidien évolue forcément. Pour le reste, j’ai le sentiment d’être toujours le même et autour de moi c’est ce que l’on me dit aussi. Tu sais, je me suis lancé dans cette école de musique pour apprendre et me perfectionner mais pas pour devenir une star. Lorsque j’écrivais des chansons chez moi, je n’aurais jamais pensé enregistrer un album chez Mercury même si inconsciemment j’en rêvais.

Et puis il y a eu la rencontre avec le public aussi qui t’a beaucoup soutenu.

C’est vrai que j’ai eu énormément de lettres de soutien. Après l’émission, je recevais entre 30 et 40 lettres par jour… Tout était très affectueux et touchant. Les gens m’ont envoyé beaucoup d’amour, c’était incroyable de sentir cette émotion de leur part. Beaucoup parlent d’une certaine authenticité qu’ils ont appréciée chez moi. J’ai l’impression d’avoir toujours été authentique, je ne vois pas comment j’aurais pu faire autrement donc ce sont des mots qui font vraiment plaisir.

« J’ai beaucoup de mal à me détacher de ma famille »

« Le bruit de l’aube » est un album positif et original, tu savais déjà ce que tu voulais faire ou tu t’es laissé guider ?

Je savais exactement ce que je voulais. On a vite discuté avec mon directeur artistique et l’équipe chez Mercury, j’avais une idée précise de la couleur de l’album dont j’avais envie. Pour certains titres, il y a eu des évolutions forcément entre ce que j’avais en tête et ce à quoi on est arrivé après les enregistrements car j’accorde beaucoup d’importance au fait de travailler en équipe. Ils m’ont très bien accompagné, que ce soit Tristan Salvati qui a réalisé l’album ou toutes les personnes avec lesquelles j’ai collaborées.

On retrouve des sifflements, des chœurs, beaucoup d’instruments tels que du violon, du banjo ou des percussions, comme si on était avec toi et on partageait ta musique. C’est le sentiment que tu as eu aussi ?

L’album est volontairement très riche en instruments de musique effectivement. Mon intention était de proposer des titres positifs que l’on pourrait partager avec le public. En même temps, on a travaillé pour bien produire les morceaux et les rendre accessible à tous. C’est de la folk-pop que l’on a voulu moderne et actuelle c’est pourquoi tu retrouves parfois de la batterie. On a pu aller vers un univers qui me correspondait et j’ai eu la chance que le label me fasse également confiance. « Le bruit de l’aube » est vraiment un album qui me ressemble !

« Promis juré, tout ira mieux demain », c’est ce que tu as évoqué sur ton premier single. C’est quand la dernière fois que tu t’es dit ça ?

(Rires) Je me le dis tous les jours, c’est une expression qui est assez courante je pense pour beaucoup de monde. Par les temps qui courent, on doit se motiver régulièrement et rester positif. Même si on n’a aucune certitude que tout ira mieux demain, on se doit de faire en sorte d’y croire. Ce qui m’aide à avancer c’est le soutien de ma famille et le fait de pouvoir partager la musique avec le public, de les retrouver lors des concerts.

Il y a un beau titre dans lequel tu dis « Je suis un enfant qui ne veut pas s’éloigner qui préfère rester où il est né ». Ta famille en a pensé quoi ?  

Mes parents ont été très touchés par ce titre, qui est très sincère. J’ai beaucoup de mal à me détacher de ma famille et de mes racines. Mon attachement à mes proches est très fort, c’est quelque chose que je ressens profondément. Alors bien sûr, je suis à Paris quand il faut et je me suis adapté mais j’ai tendance à très vite rentrer chez moi en Franche-Comté.

« Grand Corps Malade est très accessible »

Sur le titre « Ma terre », on sent que tu es très attaché à la Franche-Comté.

Quand je parle de ma terre, je me mets surtout à la place des agriculteurs que ce soit en Franche-Comté, en France ou partout dans le monde. Ils vivent tous une période difficile et j’avais envie de les soutenir. On sait que les temps qui courent sont compliqués pour eux donc c’était important pour moi de leur rendre cet hommage à travers le morceau « Ma terre ». J’ai été élevé à la campagne et j’ai grandi dans ce milieu, donc je sais ce que c’est…

Dans « Les enfants de l’oubli » tu évoques le destin de ceux qui veulent enfin exister, quel message avais-tu envie de faire passer ?

Le destin des migrants que l’on a découvert ces derniers mois m’a touché et me touche toujours beaucoup. J’y pense souvent, j’ai beaucoup de mal à voir des gens qui sont dans cette galère, c’est horrible… Leur sort me rend malheureux tous les jours et m’attriste. J’avais envie d’évoquer leur situation qui est particulièrement difficile pour ne pas qu’on les oublie. C’est une chanson pour eux et c’était important d’en parler.

Dans les auteurs, on retrouve notamment Grand Corps Malade sur le titre « Nos larmes », sacré chance de l’avoir pour un premier album non ? 

Ma manageuse a tenu à me mettre en contact avec Grand Corps Malade qu’elle connaissait. J’ai tout de suite trouvé l’idée de travailler ensemble géniale ! On s’est rencontré, il a lu mes textes pour s’en inspirer et m’a écrit cette chanson magnifique. C’est un grand artiste qui est très simple et très accessible, je suis fier que son morceau soit sur l’album. J’espère qu’il me fera une aussi belle chanson pour le deuxième album.

« Zazie m’a écrit des textes, peut-être pour la suite »

Sur ton site internet, le public peut voter pour tes prochaines dates de concert : plus de 1000 points pour Besançon, à priori tu y seras bientôt ?

(Rires) C’était sûr que Besançon allait être au top et je les en remercie, ce soutien me touche beaucoup… Je suis impatient d’aller chanter là-bas et partager mon album avec eux car ce sont les premiers à m’avoir supporté. Quand ils me rencontrent, ils me disent qu’ils aimeraient me voir plus souvent d’ailleurs. J’aimerais qu’ils sachent qu’ils sont toujours dans mon cœur et que je reviens dès que je le peux. J’espère aller chanter le plus souvent possible pour eux et pour tous ceux qui seront présents dans toute la France.

Vous avez créé une relation forte avec Zazie lors de « The Voice » mais elle ne figure pas aux crédits de l’album. Vous avez gardé contact ?

Zazie était très occupée avec son album. Je sais qu’elle m’a écrit des textes mais elle ne voulait pas me les envoyer sans que l’on puisse vraiment prendre le temps de les travailler ensemble. Peut-être que ce sera pour le suite, je suis toujours en contact avec elle surtout que je lui faisais régulièrement écouter mes titres pour avoir son avis. Elle est toujours présente et j’espère que l’on pourra travailler ensemble pour le prochain album.

L’Interview Hashtag de Lilian Renaud

R# « Le monde tourne sans toi », le premier single d’Anne Sila : tu partages ?

LR# Oui, je partage bien sûr ! Je la soutiens, elle a beaucoup de talent.

R# Jane, la gagnante de « The Voice Kids » sur TF1 : tu likes ?

LR# Je like. Je l’ai vu lors de la finale, elle est très touchante.

R# Entre Francis Cabrel et Pascal Obispo, quel artiste ajouterais-tu à tes favoris ?

LR# J’aime les deux mais je choisirais Francis Cabrel.

R# Un hashtag pour finir ?

LR# Je dirais #Merci !

R# Merci à toi #LeBruitDeLaube sera notre mot de la fin.

LR# C’est sympa, à bientôt Rashtag.

Lilian Renaud Album - Rashtag

« Le bruit de l’aube » le premier album de Lilian Renaud est sorti vendredi 13 novembre. Il contient entre autres les titres « Promis juré » et « Il faudra vivre ». Pour suivre l’actualité de Lilian Renaud, rendez-vous sur les réseaux sociaux :

 Icone-Twitter_Rashtag Lilian Renaud

Icone-Facebook_Rashtag  Lilian Renaud

 

Rachid Jelti & Lilian Renaud

Votre avis sur le premier album de Lilian Renaud ? Quel est votre titre favori ? 

 

Nous attendons vos réactions sur www.rashtag.fr ainsi que sur les réseaux sociaux @rashtagmedia.

 

Un grand merci à Lilian Renaud ainsi qu’aux équipes de Mercury. 

 

(Entretien réalisé jeudi 12 novembre 2015)

 

Partagez cette histoire
Chargez plus des Articles connexes
Voir plus d’articles Interviews

3 Commentaires


  1. Annick

    18 novembre 2015 à 13 h 09 min

    Merci pour ce magnifique interview.
    l’album de Lilian est magique.. il est rempli d’amour, de tendresse pour ses origines, la vie…. Il est exceptionnel…
    et sa voix nous donne toujours la même émotion que ce premier soir ou nous l’avons entendu..

    j’adore tous les titres… ils ont tous quelque chose de forts… mais mon premier coup de coeur fut pour la chanson « pour ne plus avoir peur »

    c’est un bijou que cet album, notre artiste… et j’espère que les radios sauront entendre ses chants.. et le feront passer sur leurs ondes…

    il mérite autant que tous les autres nouveaux artistes sa place… il mérite d’être entendu…..

    Répondre

  2. Bruno Chalons

    20 novembre 2015 à 23 h 14 min

    Bonsoir il est sublime cet interview de Lilian.
    J’ai commandé l’album a la fnac et je l’aurais débus decembre.
    Lilian a une superbe voie et je le suiverais toujours et j’espère que son album sera platine.
    Gros bisous a vous deux. Bruno 🙂 😉

    Répondre

  3. na

    21 novembre 2015 à 17 h 05 min

    Je trouve son album magnifique, original.. les musiques et les textes s’accordent à merveille. Les sujets abordés sont originaux. Bref, on ressent toute l’authenticité et la sensibilité de Lilian.. il ose se mettre à nu et s’impliquer dans la présentation de ses valeurs et de ses émotions.. Ma chanson préférée est : il faudra vivre mais j ‘aime aussi je suis un enfant ou nos larmes ou encore le bruit de l’aube.. difficile de choisir, je les aime toutes !! J’espère que les médias le recevront et feront preuve d’ouverture. J’espère qu’ils lui permettront de présenter son travail à son public ( parce que je pense qu’il a déjà son public ) et de l’élargir… A Lilian, je lui dis : préserve-toi, crois en tes rêves et enchante-nous ! merci.

    Répondre

Laisser une réponse

Votre email ne sera pas publié.Les champs obligatoires sont marqués *

A découvrir aussi

Qui sera aux côtés de Côme dans Le Rouge et Le Noir ?

#LeRougeEtLeNoir #Côme #Haylen #YoannLaunay #PatriceMaktav #MichelLerousseau #GuilllaumeBouchède #ElsaPerusin ...