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Jérémy Lorca Débarque - Rashtag

Interview Jérémy Lorca « Dans mon spectacle, il n’y a pas de filtre »


 

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Bonjour Jérémy, merci de répondre aux questions de Rashtag. Depuis début avril tu es sur la scène de L’Instinct Théâtre à Paris dans « Jérémy Lorca débarque ». Est-ce un hommage à la chanson « Débarquez-moi » de Jean-Luc Lahaye ?

Mon dieu (Rires…). Je n’ai jamais pensé à ce truc-là. Tu es la première personne qui me pose cette question. Non, il n’y a aucun hommage ni même allusion à Jean-Luc Lahaye et à sa chanson.

 

Peux-tu nous raconter le pitch de ton spectacle pour ceux qui ne l’ont pas déjà vu ?

C’est un spectacle dans lequel je raconte ma vie et mon parcours. Ca va de mon papa italien à mon coming out en passant par ma première rupture amoureuse, mes rencards un peu foireux et les jobs que j’ai pu faire.

 

« Un livre et un spectacle, ça n’aide pas à sortir du célibat » 

Dans ton spectacle, tu parles de tes histoires d’amour, tes rencontres et de tes échecs. Les principaux intéressés ont apprécié les hommages rendus ?

J’ai recroisé quelqu’un récemment à qui j’ai dit par honnêteté que une ou deux anecdotes de notre histoire servaient mon spectacle. Pour le moment, je n’ai pas eu de retour de personnes qui auraient découvert cet « hommage » que je leur rends sur scène, je pense surtout qu’ils ne sont pas venues me voir sur scène ! Comme je joue dans une salle où le public est proche de moi, je les aurais vus.

 

Tu commences d’ailleurs le spectacle en évoquant ton célibat : est-ce que le spectacle t’a aidé pour faire de nouvelles rencontres ?

Je suis toujours éperdument célibataire. Que ce soit clair : ce spectacle ne m’a pas aidé à « pécho » (Rires…) Tu sais en plus de mon spectacle, j’ai écrit un livre qui s’appelle « Chercher le garçon » aux Editions Cherche-Midi et qui est sorti il y a un mois et demi. On aurait pu se dire qu’entre le livre et ce spectacle, ça allait être le bon cocktail pour en finir avec le célibat et bien ça n’a pas été le cas (Rires…) D’autant plus que je me suis toujours dit que statistiquement quand tu es sur scène, tu as plus de chance de rencontrer quelqu’un puisque tu rencontres beaucoup de personnes en même temps et ils ont tous le regard rien que sur toi… En fait, non. (Rires…)

 

« Kiabi a été un grand traumatisme pour moi » 

Depuis le début de ton spectacle, est-ce que tu t’es réconcilié avec Kiabi ?

En aucun cas non. Je ne suis pas fermé, on peut toujours changé d’avis mais pour le moment je ne me suis pas réconcilié avec eux. Comme je l’évoque dans mon spectacle, Kiabi est un grand traumatisme pour moi. Si l’homme de ma vie débarque habillé en Kiabi, je le relooke de la tête aux pieds. Dans la vie, il faut faire des concessions Monsieur… (Rires…)

 

Est-ce que c’est vraiment toi que l’on découvre sur scène ou c’est un peu exagéré ?

Que ce soit dans le livre ou dans la pièce, je dirais qu’il y a toujours 70% de vérité et 30% de fiction.

 

« Jérémy Lorca débarque » est ton premier one man show, c’était quelquechose dont tu rêvais ou c’est arrivé par hasard ?

Plus jeune, je n’en rêvais pas, c’est arrivé sur le tard. J’y ai pensé il y a quelques temps déjà mais je n’avais pas le courage de le faire. Même si j’avais déjà écrit des sketchs, je ne me sentais pas prêt à monter sur scène tout seul. Par contre depuis tout petit, je voulais être comédien. J’ai eu l’occasion de jouer dans une pièce que j’ai écrite mais je n’ai plus envie de partir sur un projet comme celui-ci. Par le passé, j’ai eu quelques déceptions dans des projets que j’ai montés ou que j’ai écris et pour lequel le résultat ne me rendait pas satisfait. Du coup, je ne veux me concentrer que sur l’écriture et le one man show.

 

« Il m’arrive d’être ‘borderline’ mais j’assume »

Parfois, on sent que le public rit mais en ayant presque un peu honte de rire, est-ce que tu te dis parfois que tu vas trop loin ?

Au départ, j’ai fait ce one man show sans aucun filtre, j’attendais un peu les réactions de gens. Même si dans ma nature, je ne suis pas quelqu’un de vulgaire ou de trash, il y a peut être effectivement deux ou trois choses un peu « borderline » mais pour le moment je les assume pleinement. Quand on est artiste, on se doit aussi de déranger un peu. Je n’attaque pas les gens, je préfère me moquer de moi-même avant tout.

 

Tu as participé à plusieurs tremplins comme le FIEALD ou le Paname, ce n’est pas trop difficile de faire sa place dans ce monde ?

Pas du tout. J’ai eu un accueil incroyable. Les débuts pour moi ça a été une délivrance si tu savais. Quand tu es un comédien de théâtre traditionnel, il faut chialer ne serait-ce que pour être reçu à un casting. (Rires…) Parfois on a même le sentiment de servir la soupe pour les autres. Quand je suis arrivé dans le monde du one man show, c’était hyper facile. J’ai fait 20 scènes ouvertes en un mois pourtant je ne connaissais personne. Tu appelles, tu expliques ce que tu veux faire et on te répond « Viens tester demain ». C’est vraiment un super bon esprit. Tous les humoristes sont très solidaires.

 

« Jouer dans ‘Plus Belle La Vie’, je ne voulais pas le faire »

Tu as fait quelques apparitions dans « Plus Belle La Vie » sur France 3, quels souvenirs tu en as gardés ?

A la base, je ne vais pas mentir, je ne voulais pas aller au casting mais mon agent de l’époque m’a fortement poussé à le faire. J’y suis allé et comme toutes les choses que tu n’as pas envie de faire : tu es pris ! J’aurais mieux fait de m’écouter et de ne pas y aller car je regrette un peu. L’expérience était sympa, l’équipe agréable et je respecte vraiment les comédiens qui sont sur ce projet. Certains ont fait cette série et font aujourd’hui d’autres choses comme du cinéma, je pense par exemple à David Baiot. Ca prouve que ça ne te cantonne pas dans un registre. Moi, je ne me suis pas retrouvé dans ce format, ce n’était pas ce que je voulais faire. Il n’y a aucun snobisme ou quoi que ce soit mais j’ai toujours aimé plutôt le cinéma d’auteur et les choses plus engagées. Mais longue vie à la série vraiment car j’ai rencontré plein de gens formidables à qui ça va bien et qui servent vraiment le sujet. Ce qui est fou, c’est que je n’ai fait que 8 épisodes et quand tu tapes « Jérémy Lorca » sur internet tu tombes sur « Plus Belle La Vie » (Rires…).

 

Parlons enfin de ton livre « Chercher le garçon » aux Editions Cherche-Midi. Peux-tu nous raconter l’histoire ?

C’est l’histoire d’Elias qui va avoir 25 ans. Il va à sa fête d’anniversaire en retard et il a un coup de déprime. Il se dit que quand il était plus jeune il voulait une femme, un fils et une décapotable alors qu’il se retrouve gay, célibataire et qu’il n’a pas le permis. Il se dit que gay, il ne peut pas y faire grand chose, le permis, il n’en a pas besoin à Paris. En ce qui concerne son célibat, il décide de se donner un an pour rencontrer quelqu’un. Cette histoire va le mener partout, d’espoir en désillusion.

 

Elias, c’est toi, un peu de toi ou complètement toi ?

C’est beaucoup de moi on va dire. J’ai écrit ce livre quand j’avais 25 ans, c’était un moyen de me souvenir de cette année-là, je trouvais ça fun, j’avais envie de montrer une histoire d’amour où le héros est gay et attachant. Il aurait pu être hétéro, ça aurait pu être une fille, ça n’aurait rien changé, l’histoire porte davantage sur la quête de l’amour que sur sa sexualité. Les retours de la part des lecteurs ont été très enthousiastes et j’en suis ravi.

 

Ce garçon que tu évoques dans cette histoire, si tu pouvais lui dire quelquechose aujourd’hui, tu lui dirais quoi ?

Je lui dirais de souffler un peu et d’être plus relax avec sa quête de l’amour. Il sort comme un fou, il cherche partout et tout le temps alors que je ne pense pas que ce soit une très bonne méthode pour trouver l’amour.

 

« Mon livre va être adapté au cinéma »

Une adaptation est prévue au cinéma ?

Oui, c’est prévu mais comme c’est en cours, je ne peux pas trop en parler.

 

On a vu une photo de toi en studio d’enregistrement sur les réseaux sociaux. Tu nous prépares le tube de l’été ?

Ah ah (Rires…) Je n’ai malheureusement aucune qualité de chanteur. C’est juste une surprise pour le one man show pour les gens qui viennent me voir.

 

S’il fallait retenir un mot pour qualifier ton spectacle.

Je dirais frais. Et ça tombe bien pour l’été !

 

Je te propose que l’on passe à l’Interview Hashtag. 

 

L’Interview Hashtag de Jérémy Lorca

R# Kim Kardashian enceinte de son deuxième enfant, quel commentaire cela t’inspire ?
JL# Je ne sais pas : beaucoup de bonheur Kim ?
 
R# Dogfidelity, premier réseau social pour les chiens, tu partages ?
JL# Je suis dépassé par ce genre de choses, je ne partage pas.
 
R# Benjamin Castaldi quitte D8 pour NRJ12 : tu retweetes ?
JL# Oui, je retweete.
 
R# Jacques Audiard remporte la Palme d’Or à Cannes : tu likes ?
JL# Oui, je like. J’adore.
 
R# Le Père Fouras, tu l’ajouterais en ami ?
JL# Oui c’est fun. J’avais d’ailleurs fait une pub plus jeune pour le jeu « Fort Boyard » sur la Wii avec Passe-Partout. Lors du casting, je m’étais trompé en l’appelant « Pisse-Partout », pourtant j’ai été pris. (Rires…)
 
R# Mimie Mathy, tu la pokes ?
JL# Je ne pense pas, non.
 
R# Entre Blanche Neige et Cendrillon, avec quelle héroine Disney, ça matcherait le plus ?
JL# Cendrillon pour le prince charmant. Je pense qu’il sort avec elle pour lui piquer ses chaussures et se travestir (Rires…)
 
R# La dernière fois que tu as publié un statut que tu n’as pas assumé ?
JL# C’était il n’y a pas longtemps, le lendemain d’une soirée à la « Club Sandwich » en mode mi-spleen mi-lendemain de cuite. Je l’assume mais de l’extérieur, ça pourrait faire un peu trop « parisien ».
 
R# La dernière fois que tu aurais pu tweeter « J’ai trouvé le garçon » ?
JL# Très bonne question, c’était il y a 2 mois environ.
 
R# Quelle personne tu recommanderais-tu ?
JL# Loic Prigent.
 
R# Le mot ou hashtag de fin ?
JL# Ce serait #FollowMe
 
R# C’est noté. Merci Jérémy, c’est la fin de l’interview.
JL# Merci Rashtag. A bientôt.
 

Jérémy Lorca tous les jeudis à L’Instinct Théâtre à Paris jusqu’au 25 juin. Il sera ensuite tout l’été à La Comédie des 3 Bornes le mardi et le mercredi. Son livre « Chercher le garçon » sorti aux Editions du Cherche-midi est toujours disponible. Pour suivre son actualité, rendez-vous sur les réseaux sociaux :

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