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Emmanuelle Boidron publié "Un père pas comme les autres" aux Editions L'Archipel

Emmanuelle Boidron « Les petits mots laissés par Roger sont mes trésors »

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Bonjour Emmanuelle, « Un père pas comme les autres » est sorti le 27 janvier dernier aux Editions L’Archipel. Tu y rends hommage à Roger Hanin. Avant d’évoquer l’histoire : quels seraient sa principale qualité et son principal défaut ?

J’ai eu la chance de côtoyer Roger pendant 25 ans donc je le connais bien. Ce qui le définit le mieux, c’est la chaleur et la générosité, il avait le sens du partage et de la convivialité. Si je devais évoquer un défaut, je dirais qu’il pouvait être un peu colérique par moment, c’était un homme de caractère.

Qu’est-ce qui t’a donné envie d’écrire ce livre ?

Quand Roger est parti, j’ai été interviewée par plusieurs médias et suite à cela, un éditeur m’a contactée pour me proposer d’en publier un récit. J’ai réfléchi et assez vite les beaux souvenirs sont revenus… C’est pour moi une manière de rendre hommage à cet homme en partageant ce que l’on a vécu. En septembre 2015, je m’y suis mise et je n’ai plus arrêté pendant 4 mois. Je n’ai pas eu le syndrome de la page blanche, tout est sorti de manière très spontanée. Me replonger dans notre relation a été très agréable puisqu’on a eu beaucoup de très beaux moments ensemble.

La première fois que tu l’as rencontré, tu as pensé quoi ?

Je me souviens de ma première rencontre avec Roger comme si c’était hier. Se retrouver devant ce grand gaillard d’1,90 m, c’était quelque chose surtout quand on a 10 ans et que l’on fait la moitié de sa taille. (Rires) Très vite, il m’a mise à l’aise en me raconter une blague comme il sait le faire. Le contact avec Roger a été très facile, il m’a vite prise sur ses genoux comme l’aurait fait un papa avec sa fille.

« Roger m’a mise à l’aise dès le premier jour »

Lors des castings, tu te retrouveras dans les trois dernières avec Jennifer Lauret, qui incarnera la fille de Julie Lescaut… Qu’est-ce qui a fait la différence ?

J’ai tourné avec Jenifer il y a quelques années et elle m’a confié qu’elle avait également passé le casting pour incarner la fille de Navarro plus jeune. 1 an après, elle a eu le rôle dans Julie Lescaut. Roger m’a raconté plus tard qu’il m’avait choisie parce qu’il avait apprécié ma simplicité mais également parce que j’avais ri à sa blague. Ce contact facile lui a plu.

Tu as des souvenirs de tes débuts dans la série à 11 ans ?

A l’époque, on partait pour quelques épisodes, je ne savais pas que ça durerait 20 ans. Le premier jour de tournage, Roger est venu spontanément vers moi pour que l’on répète ensemble et il su me mettre à l’aise. Il a rapidement créé une ambiance sur le plateau et mis sa patte, c’est beaucoup grâce à lui que le succès est arrivé.

Tu expliques qu’il t’a emmené en voyages, qu’il t’offrait des cadeaux. Quel rôle il avait dans ta vie : un parrain, un grand frère, un coach ?

Roger était un peu de tout à la fois. Comme on était père et fille dans la série, en dehors du tournage, il me demandait souvent comment se passaient l’école et mes histoires amoureuses. En même temps, il a été mon confident car c’était quelqu’un de très ouvert. Comme il m’a appris pas mal de choses sur le métier de comédienne, il a aussi été un coach puis un repère important dans mon parcours.

« C’est grâce à Roger que j’ai rencontré mon mari »

Il y a dans ton livre l’histoire de ce petit-ami pour lequel Roger te dira « Largues-le ». En revanche, il a approuvé la relation avec ton mari actuel !

Je lui avais fait faire une caméra cachée dans laquelle je lui faisais rencontrer mon soi-disant petit copain qui était en fait exécrable. En bon protecteur, il m’a vite recommandé de le larguer. Quelques années plus tard, il monte la pièce Tartuffe et me demande d’incarner Marianne. Pour incarner Valère, il choisira un certain Antoine qui est devenu mon mari. Il a eu le flair, surtout il m’a toujours recommandé de choisir un homme gentil. C’est donc grâce à Roger que j’ai rencontré celui qui partage ma vie depuis.

Emmanuelle Boidron publié "Un père pas comme les autres" aux Editions L'Archipel

Tu expliques également son côté très généreux et ces moments où il disait « Dépense tout » quand il donne de l’argent à quelqu’un. Tu as gardé cette valeur de générosité aujourd’hui encore ?

Il avait un rapport très particulier à l’argent : à Alger, il n’en a pas eu du tout, à Paris, il en eu davantage puis avec le succès, il a bien gagné sa vie. C’est bizarre, c’est comme si cet argent lui faisait honte, il voulait absolument le dépenser, le partager autant que possible. Il disait « On nait nu et on meurt nu ». Quand il me donnait de l’argent, il me demandait d’en profiter et de tout dépenser. Aujourd’hui, j’ai gardé l’idée de faire plaisir et de partager de bons moments avec les autres.

Dans le livre, il y a de très jolies photos et des mots laissés par Roger notamment un qui est très touchant « A toi qui compte et qui aura été un bout de ma vie ». Il était démonstratif avec toi au point de te laisser des mots ?

J’ai eu cette chance, quand Roger aimait, il était entier. Les gens qui ont compté pour lui, il les a toujours choyés. Dès qu’il passait par ma loge ou quand il savait qu’on allait se croiser sur un festival ou un tournage, il me laissait un petit mot affectueux. Ces petits mots font partie de mes trésors et je les garde très précieusement.

« Je vais jouer le rôle d’une prostituée dans un prochain film »

Tu évoques la comparaison entre Roger Hanin et ton père. C’est possible d’exister à côté d’un personnage comme Roger ?

Mes parents n’étaient absolument pas jaloux car Roger n’a jamais cherché à se substituer à eux, il avait une place à part. Il se trouve que mon père et moi, nous nous sommes fâchés quand j’étais adolescente. Comme j’avais le bonheur d’avoir Roger dans ma vie, il comblait parfaitement le père qu’il me manquait parfois à la maison. Mes deux enfants ont toujours su que Roger était comme mon père et que j’avais eu deux papas. Il a été une figure très présente dans la famille.

Aujourd’hui, on te retrouve au théâtre dans « Bonjour Ivresse » de Franck Le Hen. Tu peux nous en parler ?

J’aime toujours autant les plateaux de télévision mais j’avoue que la scène me plait également de plus en plus. Dans Bonjour Ivresse, je joue le rôle de Marie, la sœur de Benoit, une petite fille coincée qui a Candy sur sa sonnerie de portable. La veille des 30 ans de Benoit, il lui fait une révélation qui la change et la rend plus délurée que jamais ! C’est le début du n’importe quoi, cette pièce qui dure depuis 6 ans fait toujours autant rire le public. D’ailleurs, on arrive dès le 14 avril à la Comédie Caumartin avec Franck Le Hen, Kevin Miranda et Mélanie Kah du mardi au samedi.

Et le cinéma, tu as des projets ?

Récemment, j’ai été contactée par Jean-François Davy pour un rôle dans son prochain film « Vive la crise ». On se retrouve dans 10 ans en pleine crise, je vais d’ailleurs retrouver Lola Marois-Bigard mais aussi Jean-Claude Dreyfus et Jean-Marie Bigard, le tournage débute le 15 mai prochain. Dans ce film, je serais Sidonie, une prostituée qui va vivre une histoire un peu particulière avec un personnage joué par Rufus.

Emmanuelle Boidron publié "Un père pas comme les autres" aux Editions L'Archipel

L’Interview Hashtag d'Emmanuelle Boidron

R# : Entre Profilage et Sections de recherche, quelle série mets-tu en favori ?
EB : Plutôt Profilage, je trouve la série très moderne.

R# : Si tu pouvais participer à une série, ce serait plutôt « Plus Belle La Vie » sur France 3, « Fais pas ci, fais pas ça » sur France 2, « Scène de ménages » sur M6 ou « Nos Chers Voisins » sur TF1 ?
EB : Que des chouettes séries, ce n’est pas facile… Je dirais Scènes de ménage, parce que j’ai joué dans un épisode et je me suis régalée donc ça ma ferait plaisir d’y retourner.

R# : Avec quel acteur tu adorerais partager une scène ?
EB : François Cluzet.

R# : Entre Camping Paradis et Joséphine Ange Gardien, quelle série tu likes le plus ?
EB : Camping Paradis parce que j’ai participé à un épisode mais j’aime bien Joséphine aussi.

R# : Dans « Bonjour Ivresse » qui est le plus fêtard ou la plus fêtarde ?
EB : A l’époque de Lola, c’était elle ! Aujourd’hui, je dirais Kevin. Mélanie et Franck sont plutôt pépères contrairement aux apparences.

R# : Le plus maladroit ?
EB : C’est moi, je suis Pierre Richard. Si vous entendez du bruit derrière le rideau, c’est toujours moi qui trébuche ou qui fait tomber quelque chose.

R# : Le plus intenable ?
EB : Franck, il a 10 000 idées à la seconde, c’est le foufou de la bande.

R# : Quel mot mettrais-tu en hashtag pour conclure ?
EB : Je dirais #Enfin non pas « Enfin l’interview se termine » mais « Enfin, on a réussi à câler cette interview ». (Rires)

Emmanuelle Boidron publié "Un père pas comme les autres" aux Editions L'Archipel

« Un père pas comme les autres » d’Emmanuelle Boidron sorti aux Editions de L’Archipel. Retrouvez Emmanuelle dans « Bonjour Ivresse » de Franck Le Hen avec Mélanie Kah, Kevin Miranda et Franck Le Hen à partir du 14 avril à la Comédie Caumartin à Paris.

Emmanuelle Boidron & Rachid Jelti

Emmanuelle Boidron & Rachid Jelti

 

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